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=== Suède === À l'exemple du Royaume-Uni, la Suède compte alors peu de centres de transfusion sanguine (seulement 8) ce qui a facilité la diffusion des pratiques comme les questionnaires préventifs au donneur. De même, la circulation du sang relève d'une logique de service public, et les échanges entre établissements se font également gratuitement. La pratique des questionnaires préventifs a été mise en place par les centres pour écarter les populations à risque (toxicomanes, homosexuels) épaulés par l'action des associations. Ainsi, c'est une association qui a demandé aux homosexuels de stopper préventivement le don du sang dès que la transmission par le sang a été prouvée. Le dépistage systématique est imposé en octobre 1985. Le nombre de personnes contaminées en Suède de 1981 à 1985 a été évalué à 70 personnes avec taux de dons contaminés de 1 pour 45 000, puis réévalué à 130 en 1991. En 1991, le gouvernement suédois octroya d'abord 93 500 à 150 000 francs en tenant compte de l'âge et des charges de famille puis en février 1991, 200 000 francs supplémentaires furent attribués aux hémophiles contaminés.
Sources : fr.wikipedia.org
=== Suisse === Dans les années 1980, c'est la Croix-Rouge qui a le monopole de la récolte des dons de sang de 80 % des hémophiles. Elle dirige également le Laboratoire central de la Croix-Rouge suisse (ou LCCRS), qui assure l'approvisionnement en produits sanguins 80 % des hémophiles. En avril 1985, la conférence internationale sur le sida d'Atlanta confirme l'efficacité du chauffage comme processus d'inactivation du VIH dans les produits prévus pour les hémophiles. En Suisse, le professeur Alfred Hässig travaille à l'élaboration de son propre procédé d'inactivation par lavage chimique. Aucune démarche pour obtenir le moyen de chauffer les dons de sang suisses n'est effectuée. En 1985, la Suisse se porte acquéreur du test de la firme Abbott pour le mettre à disposition des centres de transfusion à partir de juillet. En novembre 1985, tous les dons suisses seront testés. 20 % des hémophiles suisses sont contaminés par le VIH à cette période. Cependant, des dons sanguins non testés ont continué à être incorporés dans les préparations du LCCRS jusqu'au printemps 1986. Le dépistage systématique des tests est mis en place en mai 1986. Au courant l'année 1986, le processus de lavage chimique est mis au point. En parallèle, les produits sanguins non inactivés restants sur le marché ne font l'objet d'aucun rappel systématique en Suisse. L'affaire éclate après qu'il apparait que de nombreux hémophiles sont contaminés par le virus du sida. La Croix-Rouge est mise en accusation d'avoir livré des produits sanguins non testés et non chauffés. En 1998, un procès a lieu à Genève.
Sources : fr.wikipedia.org
L'ancien directeur du Laboratoire de la Croix-Rouge, Alfred Hässig est reconnu coupable de la mise en danger de la vie et de la santé d'autrui par dol éventuel. Sa peine est d'un an de prison avec deux ans de sursis.
Sources : fr.wikipedia.org
=== Bibliographie === Claude Got, Rapport sur le sida, Paris, Flammarion, 1989 (ISBN 2-08-066332-1). Éric Heilmann (préf. Françoise Héritier-Augé), Sida et libertés : La Régulation d'une épidémie dans un État de droit, Arles, Actes Sud, 1991 (ISBN 2-86869-721-6). Anne-Marie Casteret, L'Affaire du sang, Paris, La Découverte, coll. « Enquêtes », 1992 (ISBN 978-2-7071-2115-8). Jean-Pierre Allain, Le Sida des hémophiles : Mon témoignage, Paris, Frison-Roche, 1993 (ISBN 2-87671-139-7). Bernard Derosier (éd.), Jean-Yves Le Déaut (dir.) et al., Rapport de la commission d'enquête sur l'état des connaissances scientifiques et les actions menées à l'égard de la transmission du sida, Paris, UGE 10-18, coll. « Documents », 1993 (ISBN 2-264-01950-6, SUDOC 22717948X). Michel Setbon, Pouvoirs contre sida : De la transfusion sanguine au dépistage : Décisions et pratiques en France, Grande-Bretagne et Suède, Paris, Seuil, coll. « Sociologie », 1993 (ISBN 2-02-019104-0, présentation en ligne). Jean Sanitas (préf. Michel Limousin), Le Sang et le Sida : Une enquête critique sur l'affaire du sang contaminé et le scandale des transfusions sanguines, Paris, L'Harmattan, 1994 (ISBN 978-2-7384-3085-4, présentation en ligne). Patrick Devedjian, Le Temps des juges, Paris, Flammarion, 1996. Raphaël Draï, « Catastrophe et responsabilité : À propos de l'affaire dite du sang contaminé », Quaderni, no 29, printemps 1996, « Sciences de la vie et médias », p. 129-143 (lire en ligne). Aquilino Morelle, La Défaite de la santé publique, Paris, Flammarion, coll. « Forum », 1996 (ISBN 2-08-211563-1).
Sources : fr.wikipedia.org
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La recherche sur Peptide repose surtout sur des travaux de laboratoire et des modèles animaux ; les données cliniques varient selon la substance.
La pureté et l'analyse (HPLC, spectrométrie de masse), une reconstitution correcte et un stockage adapté sont déterminants.%!(EXTRA string=Peptide)
Tous les mécanismes ne sont pas démontrés et une étude isolée ne fait pas une preuve globale. Les questions ouvertes sont signalées comme telles.%!(EXTRA string=Peptide)