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À jour au 2026-08-01. Les chiffres et descriptions suivent la littérature publiée, pas le matériel promotionnel.
Cependant, il est important de préciser que les informations diffusées ne sont pas si nombreuses : elles sont seulement ré interprétées selon de nouvelles perspectives. Ainsi, chaque acteur essaie à sa manière d'influencer l'opinion publique en insistant sur certains aspects du scandale. L'affaire du sang contaminé fait partie des nombreux scandales qui perdurent même trente ans après. En effet, ce drame fait toujours l'objet de plusieurs procès, durant lesquels les familles des victimes tentent d'obtenir justice, « d'obtenir un dialogue de vérité, d'égal à égal ». Il est tout à fait possible que, même trente ans après, la douleur et la colère des familles ne soient pas cicatrisées. Enfin, il est important de préciser que « l'affaire du sang marque un point de rupture dans le traitement médiatique de la médecine ». C'est la raison pour laquelle nous allons aborder maintenant les stratégies de communication des principaux protagonistes.
Sources : fr.wikipedia.org
=== Stratégies de communication des acteurs impliqués === Dans cette affaire, une multitude d'acteurs sont impliqués et tous tentent de convaincre l'opinion publique de la légitimité de leurs actions. En effet, les principaux acteurs sont les victimes de cette affaire, mais également certaines personnalités politiques, le corps médical et des hommes d'affaires responsables de cette contamination. Ces individus ont durant de nombreuses années tenté d'étouffer la vérité. L'affaire fut facilement écrasée par les corps médicaux, qui, pour la majeure partie, ont payé les donneurs de sang pour les « attirer et par la suite revendre à prix d'or le sang qu'on leur soutire », d'où le fait que les organisations de collecte de sang étaient appelées des « banques de sang ». Les noms de deux docteurs apparaissent très rapidement. Le docteur Soulier, ancien président du Centre national de transfusion sanguine de Paris (CNTS), fut au centre des arrangements commerciaux passés avec d'autres pays. Le docteur Garretta, ancien directeur du CNTS, est le principal condamné de cette affaire. Effectivement, ce dernier ne s'est pas hâté de chauffer les produits sanguins qui étaient destinés à soulager les hémophiles, favorisant le risque d'infection des patients par le virus du Sida. Ces personnalités ont toutes nié être responsables de cette contamination et ont de plus tenté d'acheter les juges pour étouffer l'affaire. Les victimes, quant à elles, et surtout leurs familles, vont choisir de diffuser l'information afin d'avertir le grand public de la situation.
Sources : fr.wikipedia.org
Leur version de l'histoire semble incriminer directement le CNTS ainsi que les hautes sphères politiques telles que Laurent Fabius (le Premier ministre de l'époque) mais aussi Georgina Dufoix (ministre des Affaires sociales) et enfin Edmond Hervé (ancien secrétaire d'État à la Santé). Les hémophiles sont révoltés et parlent de « crime contre l'humanité » : la logique financière prime sur la santé des citoyens français. Ainsi ils font désormais la une des journaux et cherchent à obtenir réparation auprès de la justice avec l'emprisonnement des personnes impliquées et coupables. Dès lors, de nombreux procès sont lancés (voir la section procès) mais aucun n'aboutit réellement : on parle de « responsables mais pas coupables ». La fin du dernier procès de 2003 se solde par des larmes de la part des familles qui pendant vingt ans se sont battus sans relâche pour mettre les dirigeants face à leurs erreurs. Le gouvernement, lui, semble résolu à taire les faits en proposant dès 1988 un service d'indemnisations pour les victimes. À cette époque les hémophiles ne paraissent pas enclins à partager leur histoire et à se lancer dans des procès interminables. En 1991, à la suite du rapport Lucas « L'association française des hémophiles monte au créneau et incite les victimes de la transfusion à déposer contre l'État ». Or, le gouvernement met en exergue l'aspect des communications entretenu avec les chercheurs qui lui ont assuré que les produits chauffés n'étaient peut-être pas la solution véritable.
Sources : fr.wikipedia.org
La faute est donc rejetée de part et d'autre et aucun protagoniste ne veut endosser la responsabilité. Les politiques accusés se livrent un à un à des entrevues télévisées pour convaincre l'auditoire de leur innocence, c'est d'ailleurs dans l'une d'entre elles que Georgina Dufoix déclare « Je me sens responsable mais pas coupable ». Néanmoins, l'opinion publique prend parti pour les victimes car les motifs financiers paraissent être de bonnes accusations. En revanche, la justice montre que celles-ci ne sont pas valables et tous les membres sont alors relaxés. Ainsi, la communication de l'État n'est pas un véritable succès et ne tend pas vers un des principes fondamentaux de la démocratie : la transparence. Plus globalement, il apparaît que le système français a globalement péché par l'absence de prise en compte et son incapacité à intégrer la notion de risque, comme précisé par le sociologue Michel Sitbon.
Sources : fr.wikipedia.org
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